La vengeance de Voldemort
“C’est pas vrai ? s’écria
“Laurent” en se laissant tomber sur les marches de l’escalier, abattu. C’est
pas vrai… ! Il a emmené Harry ! Je ne suis vraiment qu’un incapable…”
Quelques minutes s’écoulèrent, dans un silence sinistre,
contrastant avec le tumulte qui avait régné, jusqu’à présent, dans l’enceinte
du château.
“James ?”
Ce dernier releva la tête. Dumbledore se tenait devant
lui.
“- Où est Harry ?
- Voldemort l’a
emmené avec lui !
- Qu’est-ce qui
c’est passé exactement ? demanda, calmement, Dumbledore.
- Voldemort nous
a désarmé ! Et un des Mangemorts, Lucius Malefoy, à attrapé Harry. Voldemort a
menacé de le tuer sur le champ si je tentais quoi que ce soit !
- Ce qui est
fait, est fait ! Ne t’en fait pas ! On le sortira de là, vivant, je te le
promet ! De toute façon, il est protégé par sa médaille, non ?
- Oui ! Mais on
ne sait pas où ils sont ?
- Ca, j’en fais mon
affaire ! Allez, tu ne devrais pas rester là, à te morfondre ! Après tout, ton
fils va avoir besoin de toi !
- Hum ! Mais...!”
L’adolescent s’interrompit, et ramassa quelque chose, qui
brillait dans l’herbe.
“- Oh non ! murmura-t-il. La médaille...!
- Il n’a plus sa
médaille ?
- Non ! Il a dû
la perdre en se débattant !
- Alors, on doit
faire vite… ! Et il faut que je voit, au plus vite ses deux amis… ! Minerva… ! poursuivit
Dumbledore, à l’adresse du professeur McGonagall, qui arrivait, un peu plus
loin. Quand vous aurez ramenée les élèves au château, je voudrais voir Miss
Granger et Ronald Weasley à mon bureau, de toute urgence ! Et, tant qu’on y
est, je voudrai aussi qu’on me retrouve les Serpentard !
- Bien !”
Sur ses mots, McGonagall repartie, accompagnée de
quelques autres professeurs, rechercher les élèves.
“Quand ce sera fait, il faudra que je contacte le
Ministère… ! soupira Dumbledore. On va avoir besoin du plus de monde possible !
On va devoir ruser pour sortir Harry de l’emprise de Voldemort. Au moins, il ne
compte pas le tuer tout de suite… ! C’est déjà ça… ! Bon, on ferai bien de
rentrer au château ! Et garde la médaille avec toi…, en attendant de la rendre
à Harry !”
L’aube se levait à peine, quand les élèves regagnèrent
leurs Salles Communes respectives. Mais les Serpentard étaient toujours “aux
abonnés absents”. L’inquiétude régnait dans la Tour de Gryffondor. McGonagall
escorta Ron et Hermione au bureau de Dumbledore.
“- Professeur, où est Harry ? s’inquiéta aussitôt
Hermione.
- Voldemort l’a
enlevé ! répondit Dumbledore. C’est pour cette raison que je vous ai fait venir
! Tout ce qu’on peut faire, pour l’instant, c’est attendre que Voldemort se
manifeste, ce qu’il ne tardera pas à faire ! Quand ça sera fait, j’aurai besoin
de vous deux, pour tirer Harry des mains de Voldemort ! Je pense que je peux
compter sur vous… ?
- Bien sûr !
assurèrent les deux adolescents, en chœur.
- Bon ! Alors,
voilà, ce que je vous propose !”
Dix minutes plus tard, les deux élèves quittaient le
bureau directorial.
Pendant ce temps, dans un quelconque coin paumé
d’Angleterre, Harry retrouvait ses esprits, une vive douleur lui traversant le
front, les pieds et mains liés, dans un coin d’une pièce ambiguë, plongée dans
la pénombre. La pièce était éclairée par le feu qui brûlait dans la cheminée.
Il tenta vainement de détacher ses liens qui lui comprimaient les poignets,
mais inutilement.
“Je ne me donnerait pas ce mal, si j’étais toi, Potter !”
Harry sursauta au son de cette voix, et aperçut alors la
silhouette d’un Mangemort, près de la porte de la pièce. L’adolescent n’eut
aucun mal à reconnaître la voix de Lucius Malefoy. Mais il s’abstint de commentaire.
“- Alors, pas trop mal installé ? se moqua Malefoy. Quoi
que tu n’ait pas trop à te plaindre. Tu as échappé au “confort” des geôles ! Le
Seigneur des Ténèbres a décidé de t’offrir ce petit privilège ! Tu fais moins
le fier, en tout cas !
- Lucius, notre
maître ne nous a pas demandé de le provoquer !” intervint alors un autre
Mangemort, installé, de l’autre côté de la porte.
Une fois encore, Harry n’eut aucun mal à identifier la
voix du Mangemort, qui n’était autre que Peter Pettigrow, dit Queudver. Un
sentiment de rage froide s’empara de l’adolescent, mais il se reprit aussitôt.
Le moment était mal choisit pour ça. Il n’était pas en position de force, bien
au contraire. Si bien qu’il cessa, bien vite, d’écouter la conversation des
deux Mangemorts, et se demanda ce qui se passait à Poudlard, à l’heure
actuelle. Déjà, il n’avait pas à trop à se plaindre… Voldemort ne comptait,
apparemment, pas le tuer tout de suite, et il ne l’avait pas fait garder par
des Détraqueurs, c’était déjà ça. Enfin, sa situation n’avait rien d’enviable.
Il tendit l’oreille aux bruits environnants, essayant de deviner l’endroit où
il se trouvait.
Des
bruits de pas, sur un sol à priori dallé, troubla le silence. Les pas
s’approchèrent, et la porte s’entrouvrit. Un autre Mangemort entra dans la
pièce, discuta, à voix basse avec Mr Malefoy, qui se leva et quitta la pièce,
où il fut remplacé par le nouveau venu.
“- Alors, notre maître compte garder le gosse combien de
temps, ici ? demanda, toujours à voix basse, Queudver.
- Il écrit la
lettre à Dumbledore, justement ! Ca ne sera pas long.
- Mais je ne
comprend pas trop ce qu’il compte faire ! Après tout, il tient enfin le gosse,
non ? C’est ce qu’il voulait !
- Il a un autre
plan en tête ! Franchement, il n’aurait pas pu trouver un autre endroit
qu’Azkaban ?
- C’est le seul
endroit que le Ministère ne risque pas de soupçonner, l’ayant déjà fait fouillé
! remarqua Queudver.
- De toute façon,
ce n’est que temporaire ! D’ici trois quatre jours, tout sera réglé,
définitivement, d’une façon, ou d’une autre !”
Harry cessa de prêter son attention à ce que les deux
Mangemorts disaient. Après tout, il savait tout ce qu’il voulait savoir. Ainsi,
Voldemort s’était donc réfugié à Azkaban ? Et il était gardé par Queudver qui,
d’après Dumbledore, avait une dette envers lui, et un Mangemort qu’il ne
connaissait pas. Bonjour le voisinage…
Harry
soupira. La douleur qui lui traversait le front, s’était atténuée. L’esprit
plus clair, il s’aperçut alors qu’il n’avait plus sa médaille.
“Bon sang ! Je l’ai perdue ! marmonna-t-il. Il manquait
plus que ça !”
Plusieurs heures s’écoulèrent. Les Mangemorts, obéissants
aux ordres de leur maître, se contentaient juste de nourrir l’adolescent. Cette
situation rappela vaguement à Harry, la fois où les Dursley l’avait “séquestré”
dans sa chambre, en se contentant de lui faire passer de quoi manger par une
ouverture dans sa porte, et en installant des barreaux à sa fenêtre. Mais sauf
que, chez les Moldus, au moins, il était libre de ses mouvements. A force de
rester immobile, Harry ne sentait plus ni ses bras, ni ses jambes.
Deux jours s’étaient écoulés. A Poudlard, tout était
redevenu calme. Les Serpentard étaient revenus au collège, et avaient tous écopés
d’une retenue : participer à la restauration du château, et perdirent, du même
coup, la quasi-totalité de leurs points, et furent ainsi relégués à la dernière
place du classement.
Les cours étaient maintenus, si bien que les élèves
n’avaient pas le temps d’être préoccupés. De plus, au plus grand dépit des
élèves, Rogue était revenu, si bien que les cours de Potions avaient repris. Ce
matin-là, un hibou grand-duc au plumage proche du noir, apporta à Dumbledore,
une lettre du Seigneur des Ténèbres, qui étaient conçue dans ces termes.
“Dumbledore,
Si tu veux revoir Harry Potter, vivant, viens le 12 de ce
mois, à 14h00, à Azkaban, seul. Si jamais tu essaye de me berner, le gosse
le payera de sa vie.
A très bientôt, donc !
LV.”
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