La vengeance de Voldemort

 

Chapitre 37 : Contre-attaque

 

“C’est pas vrai ? s’écria “Laurent” en se laissant tomber sur les marches de l’escalier, abattu. C’est pas vrai… ! Il a emmené Harry ! Je ne suis vraiment qu’un incapable…”

 

            Quelques minutes s’écoulèrent, dans un silence sinistre, contrastant avec le tumulte qui avait régné, jusqu’à présent, dans l’enceinte du château.

 

            “James ?”

 

            Ce dernier releva la tête. Dumbledore se tenait devant lui.

 

            “- Où est Harry ?

 

             - Voldemort l’a emmené avec lui !

 

             - Qu’est-ce qui c’est passé exactement ? demanda, calmement, Dumbledore.

 

             - Voldemort nous a désarmé ! Et un des Mangemorts, Lucius Malefoy, à attrapé Harry. Voldemort a menacé de le tuer sur le champ si je tentais quoi que ce soit !

 

             - Ce qui est fait, est fait ! Ne t’en fait pas ! On le sortira de là, vivant, je te le promet ! De toute façon, il est protégé par sa médaille, non ?

 

             - Oui ! Mais on ne sait pas où ils sont ?

 

             - Ca, j’en fais mon affaire ! Allez, tu ne devrais pas rester là, à te morfondre ! Après tout, ton fils va avoir besoin de toi !

 

             - Hum ! Mais...!”

 

            L’adolescent s’interrompit, et ramassa quelque chose, qui brillait dans l’herbe.

 

            “- Oh non ! murmura-t-il. La médaille...!

 

             - Il n’a plus sa médaille ?

 

             - Non ! Il a dû la perdre en se débattant !

 

             - Alors, on doit faire vite… ! Et il faut que je voit, au plus vite ses deux amis… ! Minerva… ! poursuivit Dumbledore, à l’adresse du professeur McGonagall, qui arrivait, un peu plus loin. Quand vous aurez ramenée les élèves au château, je voudrais voir Miss Granger et Ronald Weasley à mon bureau, de toute urgence ! Et, tant qu’on y est, je voudrai aussi qu’on me retrouve les Serpentard !

 

             - Bien !”

 

            Sur ses mots, McGonagall repartie, accompagnée de quelques autres professeurs, rechercher les élèves.

 

            “Quand ce sera fait, il faudra que je contacte le Ministère… ! soupira Dumbledore. On va avoir besoin du plus de monde possible ! On va devoir ruser pour sortir Harry de l’emprise de Voldemort. Au moins, il ne compte pas le tuer tout de suite… ! C’est déjà ça… ! Bon, on ferai bien de rentrer au château ! Et garde la médaille avec toi…, en attendant de la rendre à Harry !”

 

            L’aube se levait à peine, quand les élèves regagnèrent leurs Salles Communes respectives. Mais les Serpentard étaient toujours “aux abonnés absents”. L’inquiétude régnait dans la Tour de Gryffondor. McGonagall escorta Ron et Hermione au bureau de Dumbledore.

 

            “- Professeur, où est Harry ? s’inquiéta aussitôt Hermione.

 

             - Voldemort l’a enlevé ! répondit Dumbledore. C’est pour cette raison que je vous ai fait venir ! Tout ce qu’on peut faire, pour l’instant, c’est attendre que Voldemort se manifeste, ce qu’il ne tardera pas à faire ! Quand ça sera fait, j’aurai besoin de vous deux, pour tirer Harry des mains de Voldemort ! Je pense que je peux compter sur vous… ?

 

             - Bien sûr ! assurèrent les deux adolescents, en chœur.

 

             - Bon ! Alors, voilà, ce que je vous propose !”

 

            Dix minutes plus tard, les deux élèves quittaient le bureau directorial.

 

 

 

 

            Pendant ce temps, dans un quelconque coin paumé d’Angleterre, Harry retrouvait ses esprits, une vive douleur lui traversant le front, les pieds et mains liés, dans un coin d’une pièce ambiguë, plongée dans la pénombre. La pièce était éclairée par le feu qui brûlait dans la cheminée. Il tenta vainement de détacher ses liens qui lui comprimaient les poignets, mais inutilement.

 

            “Je ne me donnerait pas ce mal, si j’étais toi, Potter !”

 

            Harry sursauta au son de cette voix, et aperçut alors la silhouette d’un Mangemort, près de la porte de la pièce. L’adolescent n’eut aucun mal à reconnaître la voix de Lucius Malefoy. Mais il s’abstint de commentaire.

 

            “- Alors, pas trop mal installé ? se moqua Malefoy. Quoi que tu n’ait pas trop à te plaindre. Tu as échappé au “confort” des geôles ! Le Seigneur des Ténèbres a décidé de t’offrir ce petit privilège ! Tu fais moins le fier, en tout cas !

 

             - Lucius, notre maître ne nous a pas demandé de le provoquer !” intervint alors un autre Mangemort, installé, de l’autre côté de la porte.

 

            Une fois encore, Harry n’eut aucun mal à identifier la voix du Mangemort, qui n’était autre que Peter Pettigrow, dit Queudver. Un sentiment de rage froide s’empara de l’adolescent, mais il se reprit aussitôt. Le moment était mal choisit pour ça. Il n’était pas en position de force, bien au contraire. Si bien qu’il cessa, bien vite, d’écouter la conversation des deux Mangemorts, et se demanda ce qui se passait à Poudlard, à l’heure actuelle. Déjà, il n’avait pas à trop à se plaindre… Voldemort ne comptait, apparemment, pas le tuer tout de suite, et il ne l’avait pas fait garder par des Détraqueurs, c’était déjà ça. Enfin, sa situation n’avait rien d’enviable. Il tendit l’oreille aux bruits environnants, essayant de deviner l’endroit où il se trouvait.

 

Des bruits de pas, sur un sol à priori dallé, troubla le silence. Les pas s’approchèrent, et la porte s’entrouvrit. Un autre Mangemort entra dans la pièce, discuta, à voix basse avec Mr Malefoy, qui se leva et quitta la pièce, où il fut remplacé par le nouveau venu.

 

            “- Alors, notre maître compte garder le gosse combien de temps, ici ? demanda, toujours à voix basse, Queudver.

 

             - Il écrit la lettre à Dumbledore, justement ! Ca ne sera pas long.

 

             - Mais je ne comprend pas trop ce qu’il compte faire ! Après tout, il tient enfin le gosse, non ? C’est ce qu’il voulait !

 

             - Il a un autre plan en tête ! Franchement, il n’aurait pas pu trouver un autre endroit qu’Azkaban ?

 

             - C’est le seul endroit que le Ministère ne risque pas de soupçonner, l’ayant déjà fait fouillé ! remarqua Queudver.

 

             - De toute façon, ce n’est que temporaire ! D’ici trois quatre jours, tout sera réglé, définitivement, d’une façon, ou d’une autre !”

 

            Harry cessa de prêter son attention à ce que les deux Mangemorts disaient. Après tout, il savait tout ce qu’il voulait savoir. Ainsi, Voldemort s’était donc réfugié à Azkaban ? Et il était gardé par Queudver qui, d’après Dumbledore, avait une dette envers lui, et un Mangemort qu’il ne connaissait pas. Bonjour le voisinage…

 

Harry soupira. La douleur qui lui traversait le front, s’était atténuée. L’esprit plus clair, il s’aperçut alors qu’il n’avait plus sa médaille.

 

            “Bon sang ! Je l’ai perdue ! marmonna-t-il. Il manquait plus que ça !”

 

            Plusieurs heures s’écoulèrent. Les Mangemorts, obéissants aux ordres de leur maître, se contentaient juste de nourrir l’adolescent. Cette situation rappela vaguement à Harry, la fois où les Dursley l’avait “séquestré” dans sa chambre, en se contentant de lui faire passer de quoi manger par une ouverture dans sa porte, et en installant des barreaux à sa fenêtre. Mais sauf que, chez les Moldus, au moins, il était libre de ses mouvements. A force de rester immobile, Harry ne sentait plus ni ses bras, ni ses jambes.

 

 

 

            Deux jours s’étaient écoulés. A Poudlard, tout était redevenu calme. Les Serpentard étaient revenus au collège, et avaient tous écopés d’une retenue : participer à la restauration du château, et perdirent, du même coup, la quasi-totalité de leurs points, et furent ainsi relégués à la dernière place du classement.

 

            Les cours étaient maintenus, si bien que les élèves n’avaient pas le temps d’être préoccupés. De plus, au plus grand dépit des élèves, Rogue était revenu, si bien que les cours de Potions avaient repris. Ce matin-là, un hibou grand-duc au plumage proche du noir, apporta à Dumbledore, une lettre du Seigneur des Ténèbres, qui étaient conçue dans ces termes.

 

                        “Dumbledore,

            Si tu veux revoir Harry Potter, vivant, viens le 12 de ce mois, à 14h00, à Azkaban, seul. Si jamais tu essaye de me berner, le gosse le payera de sa vie.

            A très bientôt, donc !

                         LV.”

 

 

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